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Tête baissée pendant l’hymne, brassard noir… ambiance pesante pour le match Israël-Irlande

Le match de Ligue des nations entre Israël et l’Irlande, un temps menacé de boycott, a débuté dans une ambiance particulièrement pesante en Hongrie ce dimanche. Les Irlandais, qui ont finalement décidé de prendre part à la rencontre, ont tenté d’exprimer leur sentiment face à la situation à Gaza.

La rencontre de Ligue des nations entre l’Irlande et Israël a débuté dimanche soir à Debrecen, en Hongrie, dans un stade quasiment vide, et avec un protocole d’avant-match réduit, après plusieurs jours d’intense débat autour d’un possible boycott de joueurs irlandais.

Juste avant le coup d’envoi, à 20h45 heure française, et comme les dirigeants irlandais l’avaient annoncé la veille, il n’y a pas eu d’échanges de fanions ni de poignée de main entre les capitaines des deux équipes. Les joueurs irlandais portaient par ailleurs un brassard noir, en signe de solidarité avec « toutes les vies perdues dans ce conflit », comme l’avait là aussi expliqué la veille le directeur général de la Fédération irlandaise (FAI), David Courell. Pendant l’hymne israélien, joueurs et staff irlandais avaient la tête baissée.

L’Irlande doit affronter Israël à deux reprises en Ligue des nations. Ce premier match, officiellement organisé à domicile par Israël, se déroule sur terrain neutre en Hongrie, Israël ne pouvant accueillir de rencontres internationales sur son sol en raison de la situation sécuritaire. La seconde rencontre, lors de laquelle l’Irlande sera officiellement « à domicile », aura lieu le 4 octobre à Backa Topola, en Serbie.

Le gardien irlandais n’a pas voulu jouer

Samedi, à la veille du coup d’envoi, les dirigeants du football irlandais avaient confirmé le maintien du match, après un vote organisé au sein de l’effectif. Cette consultation avait notamment été provoquée par la décision du gardien irlandais Gavin Bazunu de renoncer à participer aux deux rencontres contre Israël, invoquant son opposition à la guerre à Gaza.

L’Irlande apporte de longue date un soutien appuyé à la cause palestinienne, en partie lié à sa propre histoire et à la domination britannique. Dublin a officiellement reconnu un Etat palestinien en 2024, avec l’Espagne et la Norvège, et a condamné à plusieurs reprises la guerre à Gaza.

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