vendredi, octobre 16, 2026

« Se lâcher, y aller à fond », une équipe de France plus libérée sous les ordres de Zidane?

Après la victoire en Turquie (0-1) vendredi, l’équipe de France s’est imposée sur le même score sur la pelouse de la Belgique lundi malgré un onze de départ très remanié par Zinédine Zidane. Un choix fort du nouveau sélectionneur des Bleus qui, en seulement deux matchs, a déjà imposé sa patte.

Des combinaisons, des dédoublements, des appels, du mouvement… L’équipe de France a livré une prestation convaincante lundi face à la Belgique et a fini par logiquement décrocher la victoire sur la pelouse des Diables Rouges (0-1) grâce à un superbe but de Michael Olise à la 88e minute. Vainqueurs de la Turquie sur le même score vendredi, les Bleus prennent la tête du groupe A en Ligue des nations, avant les deux autres matchs de cette trêve internationale qui auront lieu à domicile.

Surtout, les joueurs de Zinédine Zidane ont fait preuve d’une belle maîtrise dans le camp adverse et ont montré, déjà, une progression plus qu’encourageante. Auteurs d’un match étriqué à Izmit, ils ont proposé un contenu bien plus satisfaisant à Bruxelles, en témoigne cette statistique inédite: selon Opta, l’équipe de France a réussi 92,8% de ses passes dans le camp adverse lors de son succès lundi, un record sur les vingt dernières années.

« On n’a pas eu peur d’aller dans le camp adverse »

Le champion du monde 1998 l’a toujours dit depuis sa nomination le 28 juillet: il est « animé par le jeu ». À l’entraînement, l’ancien coach du Real Madrid a même joué les passeurs de luxe lors d’un exercice de frappes, en donnant de la voix pour encourager ses joueurs et les inviter à mettre du rythme. Pour ses deux premiers matchs à la tête des Bleus, ses joueurs se sont, certes, imposés sur la plus petite des marges, mais la patte du nouveau sélectionneur est déjà visible avec, notamment, un pressing bien plus haut que sous Didier Deschamps qui privilégiait un bloc parfois plus bas, bien en place.

« On n’a pas eu peur d’aller dans le camp adverse, c’est ce qui me plaît », a déclaré Zinédine Zidane à l’issue de la rencontre. Malgré neuf changements dans le onze de départ par rapport au premier match contre la Turquie, et la titularisation de trois novices en bleu (Jérémy Jacquet, Andy Diouf, Lucas Da Cunha), l’équipe de France a donné une sensation d’aisance et de sérénité bluffantes.

« Il m’a dit de me lâcher »

« C’était mon premier match, le coach m’a donné toute sa confiance, m’a dit de faire ce que je fais en club, de me lâcher, de jouer et d’aider l’équipe », a détaillé Lucas Da Cunha, au micro de TF1 après le match. « Il donne l’opportunité de se faire voir, il y a beaucoup de changements sur ce deuxième match et chacun a pris l’opportunité », a renchéri Jérémy Jacquet au micro du diffuseur.

« Le coach Zidane essaie de mettre ses idées en place, c’est prometteur, mais ce n’est que le début », a abondé Andy Diouf. « Avant la rencontre, le coach a été clair sur ce qu’il voulait. C’est-à-dire avoir une maîtrise technique, pouvoir écarter le jeu. On voulait alterner jeu long, jeu court, de gauche à droite, au maximum. Les écarter le plus possible. Et après, offensivement, dans les trente derniers mètres, se lâcher, y aller à fond. C’est ce qu’on a réussi à faire », a également déclaré Pierre Kalulu, ajoutant que l’équipe « a beaucoup créé ».

Déjà après la victoire en Turquie, Esteban Lepaul avait mis en avant la « liberté » laissée par le nouveau sélectionneur. « À la mi-temps, il a corrigé quelques détails défensifs et quelques trucs offensifs mais rien de superflu. Il laisse la liberté aux joueurs, il veut que les joueurs prennent leurs responsabilités et fassent des choses d’eux-mêmes », avait confié l’attaquant du Stade Rennais.

Une spontanéité dans le jeu à l’image de la célébration sans retenue de Zinédine Zidane sur le but inscrit par Michael Olise, lundi. « J’ai confiance en eux et ils me la rendent sur le terrain. Je n’ai pas eu peur du tout de faire tous ces changements », s’est réjoui le sélectionneur des Bleus en conférence de presse. « Et ce qui est important, c’était que ces changements ne modifient pas la physionomie de ce qu’on veut mettre en place. »

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