mardi, septembre 15, 2026

« Moins flambloyant offensivement mais plus de solidité », Rodri explique ce que le Barça doit améliorer pour gagner la Ligue des champions

Arrivé cet été au FC Barcelone en provenance de Manchester City, Rodri assume l’ambition du club catalan en Ligue des champions, sans pour autant en faire le favori. Le Ballon d’Or 2024 estime que le Barça doit encore progresser dans la gestion des moments décisifs et gagner en solidité défensive pour espérer soulever le trophée.

Le FC Barcelone doit apprendre de ses erreurs passées pour enfin retrouver les sommets européens/ Et qui de mieux que Rodri pour identifier les axes de progression des Blaugranas? Arrivé cet été à Barcelone en provenance de Manchester City pour 60 millions d’euros, le milieu de terrain espagnol s’est confié à Mundo Deportivo. Et le Ballon d’Or 2024 ne cache pas son envie de remporter la Ligue des champions.

« Oui, évidemment, c’est la dernière petite étape à franchir pour montrer à l’Europe de quel bois nous sommes faits », expliquet-il. Le Barça n’a plus soulevé la C1 depuis onze ans et son dernier sacre en 2015. Mais le champion du monde 2026 préfère tout de même tempérer les attentes autour de sa nouvelle équipe sur la scène européenne. « Je ne pense pas que nous soyons favoris. Il faut garder à l’esprit d’où nous venons et comprendre ce qu’il faut pour être champion. Cette équipe a encore besoin de peaufiner certains aspects pour y parvenir », estime-t-il.

C'ÉTAIT PAS DANS ROTHEN S'ENFLAMME : Le Barça est-il le concurrent numéro 1 du PSG en Ligue des champions ?
C’ÉTAIT PAS DANS ROTHEN S’ENFLAMME : Le Barça est-il le concurrent numéro 1 du PSG en Ligue des champions ?

« La Ligue des champions ne récompense pas forcément la meilleure équipe sur le papier »

Pour Rodri, la différence ne se fera pas nécessairement sur la qualité intrinsèque de l’effectif barcelonais, mais dans sa capacité à gérer les moments qui peuvent faire basculer une rencontre. « A mon sens, la Ligue des champions ne récompense pas forcément la meilleure équipe sur le papier. C’est une compétition qui se joue sur des moments clés, sur la capacité à les saisir, et c’est peut-être là la marge de progression qu’il reste à cette équipe », analyse le milieu espagnol.

Le Barça en a fait l’expérience la saison dernière. Malgré une attaque particulièrement performante, avec 32 buts inscrits en 12 matches de Ligue des champions, les Blaugranas avaient été éliminés en quarts de finale par l’Atlético de Madrid. Surtout, ils avaient encaissé 20 buts au cours de leur parcours européen, un bilan qui illustre les fragilités défensives que Rodri souhaite voir disparaître. « Il s’agit de maîtriser ces moments décisifs pour une phase à élimination directe, lorsque les grands rendez-vous arrivent. Les cartons rouges, les pénalties, le fait de ne pas concéder plus qu’il ne le faut… Tout cela détermine si l’on passe ou non le tour », détaille-t-il. Avant de résumer sa vision: « Il vaut peut-être mieux être moins flamboyant offensivement mais faire preuve de plus de régularité et de solidité. »

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.
Le Barça a tout pour être meilleur offensivement que les saisons précédentes, selon Edgar, mais encore des problèmes de qualité individuelle en défense – 14/09

« Avant de gagner, il faut perdre et apprendre »

Le milieu de terrain de 30 ans sait précisément ce que représente cette progression. Il a disputé la Ligue des champions à de nombreuses reprises avec Manchester City, avant de parvenir à la remporter en 2024, en tant que capitaine des Citizens. Une expérience qui nourrit aujourd’hui son discours auprès de ses nouveaux coéquipiers. « Les équipes qui ont réussi à gagner l’ont prouvé. C’est donc là que réside notre marge de progression, j’en suis convaincu. Mais cela va aussi de pair avec l’expérience: je l’ai toujours dit, avant de gagner, il faut perdre et apprendre, et ceux d’entre nous qui ont remporté des titres majeurs le savent bien », souligne Rodri.

Le parcours récent de Manchester City comme celui du Paris Saint-Germain semble d’ailleurs conforter son analyse. Le PSG est parvenu à remporter les deux dernières éditions de la Ligue des champions, en 2025 et 2026, après plusieurs années d’échecs européens. Les Citizens avaient connu une trajectoire similaire avant le sacre de 2024 avec Rodri. « J’ai disputé la Ligue des champions un nombre incalculable de fois avant de parvenir à la gagner; cette expérience implique un apprentissage, et je vois bien que les joueurs apprennent d’année en année », ajoute-t-il. Le Barça devra donc lui aussi tirer les leçons de ses précédentes déconvenues. Rodri ne promet pas le sacre et refuse même de placer son équipe parmi les favorites. Mais il sait aussi pourquoi il a rejoint la Catalogne: « Maintenant, si vous me demandez si nous avons nos chances… hé bien, c’est précisément pour cela que je suis venu ici ».

Laisser un commentaire