La Fédération saoudienne a annoncé ce mardi sanctionner le club d’Al-Taawoun de deux matchs à huis clos et d’une amende après que ses supporters ont scandé le nom de Diogo Jota, mort en 2025, pour perturber le Portugais Ruben Neves évoluant à Al-Hilal. Cristiano Ronaldo et d’autres joueurs avaient dénoncé ces comportements.
La Fédération saoudienne de football (SAFF) n’a pas tremblé. À l’occasion de la 7e journée de Saudi Pro League, Al-Taawoun recevait Al-Hilal, qui a infligé un sévère 6-0 à l’équipe à domicile samedi dernier. Au cours de la rencontre, les supporters locaux ont commencé à entonner un chant contenant le nom de Diogo Jota, décédé dans un accident de la route en 2025, dans le but de déstabiliser le milieu de terrain de la formation adverse et ancien partenaire du défunt en sélection portugaise Ruben Neves.
La SAFF a immédiatement condamné ces « pratiques inacceptables », affirmant qu’elles étaient contraires aux « valeurs et principes » du football saoudien. En tant qu’ambassadeur, Cristiano Ronaldo a lui aussi rapidement réagi après ces incidents en tribunes. Également ex-coéquipier de l’attaquant de Liverpool en équipe nationale, le capitaine d’Al-Nassr a affirmé que les fans ayant participé à ces chants « ne devraient plus jamais être autorisés à entrer dans un stade ».
Deux matchs à huis clos et une amende
En adéquation avec sa ligne directrice, la Fédération saoudienne a sanctionné le club avec une grande fermeté. Al-Taawoun s’est ainsi vu infliger une amende de 100.000 riyals (23.000 euros) et imposer l’obligation de jouer ses deux prochains matchs à domicile à huis clos. Une sanction qui prive les Wolves des recettes supplémentaires que peut générer son stade, qui peut accueillir jusqu’à 30.000 personnes.
Après la rencontre, Ruben Neves avait réagi en montrant son œil puis en pointant vers le ciel avant de dire après le match: « J’espère qu’ils n’iront pas prier ensuite ». D’autres joueurs s’étaient mobilisés pour prévenir de ces comportements, comme Saleh Abu Al-Shamat, milieu de terrain évoluant à Al-Ahli. « Je pense qu’il est de mon devoir, en tant que musulman, de m’exprimer à ce sujet et de mettre en garde les autres », a-t-il commenté. « Quelle que soit l’intensité de la rivalité, nous ne devons jamais nous en prendre aux familles des victimes ni aux morts. Il est de notre devoir de montrer au monde ce que représente l’Islam. C’était inacceptable », a estimé l’international saoudien.