Une nouvelle fois auteure d’un festival offensif lors de ce Mondial-2026, contre la Norvège ce vendredi (4-1), la France n’en finit plus d’impressionner le monde du football. De quoi laisser bouche bée bon nombre de nos confrères de la presse internationale.
La France brille et fait peur. En remportant leur 3e match de poule de la Coupe du monde 2026 contre la Norvège (largement remaniée) ce vendredi soir, les Bleus ont assuré la première place du groupe I avec la manière. Victoire 4-1 pour les hommes de Guy Stéphan, sur le banc tricolore en l’absence de Didier Deschamps. Et nouveau festival offensif avec le triplé d’Ousmane Dembélé en à peine 30 minutes de jeu.
En trois matchs, les Français ont déjà inscrit 10 buts. De quoi un peu plus les installer sur le fauteuil de favori de ce Mondial-2026, d’après les analyses de nos confrères internationaux. « Existe-t-il une équipe, à la Coupe du monde, capable de contenir l’attaque française, hyper-mobile et d’une variété exceptionnelle? Apparemment non », a par exemple affirmé le Guardian.
Dembélé « en mode courant d’air »
Symbole de cette intenable attaque: Ousmane Dembélé. « Après 32 minutes de jeu, Dembélé semblait déjà penser à son nouveau ballon de match, désormais exposé sur son socle », ont poursuivi nos confrères britanniques. Même ébahissement du côté de Marca qui a titré: « Le ‘Mosquito’ tue avec des tirs de canon. »
« En mode courant d’air, Dembélé s’est baladé sur le flanc droit et a puni les errements norvégiens », a ajouté la RTBF, estimant que le Ballon d’or 2025 était « en feu ».
Du côté de la Gazzetta Dello Sport, on a préféré souligner la performance de Kylian Mbappé, qui s’est mué en double passeur pour Ousmane Dembélé. « Mbappé ne marque pas, ce qui est une surprise, mais il offre deux passes décisives à la Zidane et touche la barre transversale, devenant un phénomène complet et non plus un simple ‘attaquant' », a écrit le journal transalpin, qui a regretté que le sélectionneur norvégien prive les amoureux de football d’un duel entre l’attaquant du Real Madrid et Erling Haaland. « Adieu le choc des titans annoncé mais finalement annulé : Mbappé reste un finisseur phénoménal et Haaland a pu se reposer. Dommage, tout de même », a soupiré le journal italien.
La Suède a peur
Si rien n’est encore officiel, les Bleus devraient affronter la Suède en 16e de finale de la compétition. Et à Stockholm, on commence déjà à avoir quelques sueurs froides. « Je ne vois pas beaucoup d’équipes pouvoir les battre », a lancé Zlatan Ibrahimovic à la télévision américaine. « La seule chance pour un adversaire, c’est quand ils se relachent et qu’ils s’éteignent. C’est le seul moment où j’ai vu un adversaire entrer dans le match. C’est une équipe à regarder. Ils sont favoris pour gagner la Coupe du monde. Ils évoluent à un autre niveau. »
Mêmes craintes pour le Sportbladet qui croit difficilement en un exploit de Viktor Gyökeres et des siens. « Il est temps d’arrêter quelque chose d’inarrêtable », a titré le média suédois. « Ousmane Dembélé a remporté le Ballon d’or. Kylian Mbappé le remportera sans aucun doute tôt ou tard. Michael Olise devrait peut-être l’emporter cette année. Désiré Doué et Bradley Barcola alternent comme turbos complémentaires, Rayan Cherki est unique comme ouvreur de boîte contre les défenses basses et si besoin, il y a Jean Philippe-Mateta avec sa puissance et son short remonté », a-t-il énuméré. Et de conclure: « La France n’a jamais disposé d’une ligne d’attaque aussi talentueuse et polyvalente. »
Les médias français satisfaits
En France, la presse s’est elle aussi enthousiasmée sur les qualités offensives tricolores. « Tout n’a pas été parfait, mais le triplé d’Ousmane Dembélé et les jambes de feu de Kylian Mbappé incitent à l’optimisme. Personne ne voudra affronter la France. Une nouvelle aventure commence », a résumé le Figaro. Tandis que L’Équipe a loué le talent d’Ousmane Dembélé en titrant: « The Artist. »
« Il ne faut pas laisser Dembélé en un-contre-un, surtout les jours où il passerait à un-contre-trois, et le Ballon d’Or a créé un chantier considérable sur son aile droite où il se disait qu’il n’avait aucune chance d’approcher ses stats parisiennes », peut-on lire dans les colonnes du quotidien sportif.
Et le Parisien de s’extasier: « Il a semé la terreur au sein d’une forêt de Norvégiens du droit puis deux fois du gauche, rappelant ses aptitudes hors du commun. Si le monde en doutait, le Ballon d’or est bien français. »