dimanche, septembre 13, 2026

« Il est mal tiré, c’est vrai », les confidences de Tchouaméni sur son tir au but manqué en finale de la Coupe du monde

Dans une interview à L’Equipe, Aurélien Tchouaméni est notamment revenu sur son tir au but manqué en finale de la Coupe du monde contre l’Argentine (3-3, 4 t.a.b. 2). Mais il se sent fier de ne pas s’être caché.

Une cicatrice mais le sentiment d’avoir assumé son rôle. Dans une interview à L’Equipe où il balaie de nombreux sujets, Aurélien Tchouaméni (25 ans) a notamment évoqué son échec lors de la séance de tirs au but contre l’Argentine (3-3, 4 t.a.b. 2) en finale de la Coupe du monde 2022. Le milieu de terrain avait trop croisé sa frappe qui avait filé à côté du poteau droit du but argentin lors de cette séance où Kingsley Coman, avait aussi vu sa frappe repoussée par le gardien Emiliano Martinez. L’Argentine avait été sacrée championne du monde mais Tchouaméni ne regrette pas d’avoir pris sa chance.

« Cela fait partie de mon histoire »

« Je préfère me regarder dans la glace le lendemain et me dire: « T’as raté mais tu y es allé », plutôt que de me dire que j’ai eu peur. Et si en juillet 2026, cela se termine par une telle séance, il faut y aller », promet-il.

Le joueur du Real Madrid explique son ressenti avant la frappe. « Juste concentré sur mon objectif, marquer », reprend-il. « Plus jeune, quand ma maman me disait quelque chose, je lui répondais: ‘Ça va, ce n’est pas la finale de la Coupe du monde non plus!’ Eh bien là… (Il sourit.) Voilà, cela fait partie de mon histoire. Mon penalty est mal tiré, c’est vrai. Et demain, si j’ai une nouvelle occasion, je ferai tout pour mieux faire. Mais contre la Croatie, en Ligue des nations (le 23 mars 2025), j’ai tiré au même endroit. Il fallait que, mentalement, j’aie une image de moi qui tire un penalty de ce côté-là et le marque. Et donc, c’est un exercice qui se travaille. »

L’ancien Bordelais confie en effet s’appliquer sur ce geste précis et se dit en contradiction avec son ancien entraîneur Carlo Ancelotti, qui estimait travailler les penalties est inutile. « Pour moi, c’est la mémoire du geste », explique-t-il. « Si tu t’entraînes tous les jours à taper ton penalty à droite, ras du poteau, je suis sûr que le jour où tu as besoin de tirer ton penalty en finale de Coupe du monde, tu as plus de chances de le mettre que quelqu’un qui ne tire jamais. »

Il conclut en expliquant que les penalties ne sont pas « forcément plus » travaillés en équipe de France depuis la Coupe du monde « même si à la fin des séances, parfois, on en fait un peu ». « En plus, il y a Mike (Maignan). Si tu veux un gardien qui te fait travailler les penalties, Mike est très fort », témoigne-t-il.

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