En pleine guerre au Moyen-Orient, les joueuses de l’équipe féminine d’Iran ont refusé de chanter l’hymne national avant leur rencontre de Coupe d’Asie face à la Corée du Sud ce lundi.
Un geste fort. Ce lundi, pour le premier match de la sélection depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l’équipe féminine d’Iran a refusé de chanter l’hymne national avant la rencontre face à la Corée du Sud en Coupe d’Asie. Les onze titulaires sont restées impassibles, le regard droit devant elles, silencieuses, pendant que les premières notes de « Mehr-e Khavaran » ont retenti au Gold Coast Stadium de Carrara (Australie).
Une manière de protester contre les attaques subies par la République d’Iran samedi 28 février après les offensives d’Israël et des États-Unis? Interrogées par les médias, la sélectionneuse iranienne Marziyeh Jafari et ses joueuses ont refusé de commenter la guerre ou le décès de leur guide suprême Ali Khamenei.
Prochain match jeudi contre l’Australie
Lors de la conférence de presse d’avant-match, la sélectionneure n’avait pas souhaité évoquer le sujet du conflit. « Nous ne devrions pas du tout parler de ces questions maintenant. En ce moment, l’équipe participe à une compétition très importante qui confère de grands droits aux femmes », avait-elle simplement répondu. Seule équipe du Moyen-Orient qualifiée pour la Coupe d’Asie, l’Iran défiera l’Australie jeudi 5 mars pour tenter de rebondir après sa défaite 3-0 en ouverture.
Malgré le contexte difficile, les Iraniennes ont reçu le soutien de leurs adversaires, à commencer par les Australiennes. « La situation est difficile et il est vraiment courageux de leur part d’être ici et de jouer », a indiqué la milieu de terrain Amy Sayer, citée par le Guardian. « Elles ont réalisé une très belle performance, malgré le contexte politique actuel et les difficultés qu’elles peuvent rencontrer. Le mieux que nous puissions faire, c’est de leur offrir le meilleur match de football possible et de leur témoigner du respect sur le terrain. Espérons que la situation s’améliore et qu’elles puissent rester en sécurité en Australie. »