« Je me sens trahi », la fureur de Bordalas furieux contre sa direction après la gifle reçue en Ligue Conférence

Après la lourde défaite de Getafe à domicile face à la formation suisse de Lugano (2-5) en Ligue Conférence, José Bordalas a rejeté la faute de ce revers sur son président, qui lui avait sèchement répondu. Une réunion entre les joueurs et le staff s’est tenue ce vendredi pour apaiser les tensions.
C’est la crise à Madrid. Pas au Real mais à Getafe où l’entraîneur du club de la banlieue de la capitale espagnole, José Bordalas, a poussé un coup de gueule contre ses dirigeants après l’humiliation subie sur sa pelouse en Ligue Conférence face à la formation suisse de Lugano (2-5), « comparable à une équipe de Deuxième Division espagnole à ce niveau », selon lui. À l’issue de la rencontre, le coach ibérique a sorti la sulfateuse et s’en est pris à ses dirigeants, à qui il incombe cette défaite. « Je suis furieux. Nous ne pouvons absolument pas nous permettre l’image que nous avons donnée ce soir », a d’abord confié le technicien de 62 ans en conférence de presse d’après-match.
Et il pointe notamment du doigt le manque de joueurs à sa disposition : « Je le dis depuis mai, et cela s’est confirmé : notre effectif est trop court. Aujourd’hui, il a été démontré qu’en tant qu’entraîneur, je ne peux pas me permettre de faire souffler les joueurs. En tant qu’entraîneur, je ne mérite pas cela. Je ne suis pas frustré, mais trahi, car ce qui m’a été promis année après année n’a pas été tenu, et je suis très en colère ». Avec un seul petit point grappillé contre le club polonais du CS U Craiova lors de la première journée, les Madrilènes ont encore quatre matchs pour espérer se qualifier dans les 24 premiers.
Une réunion pour calmer les choses
Après les déclarations piquantes de son entraîneur, le président de Getafe, Angel Torres, n’a pas tardé à lui répondre et l’a même trouvé « sacrément culotté », lui qui a refusé une offre d’Osasuna l’été dernier, d’après les informations de la radio espagnole Cadena COPE. « Il a signé parce qu’il le voulait. De toute façon, il est libre de partir. Si nous sommes si mauvais, que pouvons-nous y faire? C’est Getafe, après tout », avait lancé sur les ondes de la Cadena SER le dirigeant espagnol.
Mais toujours selon la radio locale, une réunion aurait été organisée dans les vestiaires de la formation dirigée par Bordalas entre les joueurs et le staff technique pour mettre les choses au clair. Tous auraient été frustrés par la performance et l’image renvoyée face à Lugano, et certains sont contrariés par les propos de leur coach, mais tout le monde s’accorde sur la nécessité de s’unir et d’œuvrer dans le même sens, même si ses propos ont irrité le président. Mais ce dernier n’osera pas limoger le meilleur entraîneur de l’histoire de son club, alors que les Azulones pointent à la 15e place de Liga avec neuf points en neuf journées. Martin Satriano et ses coéquipiers devront se remettre la tête à l’endroit dès ce dimanche en championnat face à l’Athletic Bilbao.














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