Si l’arbitrage de cette Coupe du monde 2026 laisse davantage place au spectacle avec des arbitres beaucoup plus cléments que d’habitude, plusieurs erreurs manifestes ont beaucoup fait parler, entre penalties non-sifflés et cartons rouges manquants. Avec un constat: ces oublis sont généralement en faveur des grosses nations.
Fini, les coups de sifflet au moindre contact. Depuis le début de la Coupe du monde 2026 (11 juin-19 juillet), le jeu est à l’honneur: les nouvelles règles implémentées pendant la compétition, pensées pour limiter les temps morts, permettent des matchs moins hachés avec plus de rythme. Mais si les arbitres laissent beaucoup plus jouer que d’habitude, plusieurs situations ont fait parler. En cause: une grande clémence… même dans la surface de réparation, parfois sur de gros contacts, sans que le VAR n’appelle l’arbitre pour venir voir les images.
Ces penalties non sifflés
Vainqueurs 3-1 contre le Sénégal puis 3-0 contre l’Irak, les Bleus sont premiers du groupe I avant leur dernier match de la phase de poules contre la Norvège (vendredi à 21h). S’ils réalisent jusque là un parcours sans accroc, les joueurs de Didier Deschamps auraient pourtant pu s’imposer sur des scores encore plus larges. Face aux Lions de la Teranga, Kylian Mbappé a été stoppé net dans la surface de réparation par Sadio Mané et pensait avoir obtenu un penalty. Le VAR est bien intervenu… mais Alireza Faghani est resté sur sa première décision d’accorder un six-mètres. De quoi provoquer la stupéfaction des arbitres du monde entier.
Le capitaine de l’équipe de France a, à nouveau, été bousculé dans la surface de réparation lundi face à l’Irak. Là encore, pas de coup de sifflet. Un peu plus tôt dans le match, le défenseur irakien Amir Al-Ammari avait fait trébucher Upamecano, porteur du ballon, dans la surface. Aucune réaction de l’arbitre, ni de rediffusion de l’action à la télévision…
L’Argentine s’en sort bien
Ces erreurs manifestes n’ont heureusement pas pesé sur l’issue des matchs des Bleus. Mais d’autres équipes, souvent opposées à de plus grosses nations qu’elles, ont fait les frais de situations litigieuses. A commencer par l’Algérie, battue d’entrée par l’Argentine sur un triplé de Lionel Messi. Un triplé qui aurait pu ne jamais arriver… si la légende du football avait été expulsée pour sa très vilaine semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi, alors que le score était encore vierge. Pas de carton rouge, ni même de carton jaune ou d’appel du VAR… De quoi provoquer l’incompréhension d’un bon nombre d’observateurs.
A l’inverse, un penalty loin d’être évident a été accordé à l’Albiceleste après intervention du VAR, lors de son deuxième match face à l’Autriche. Si Lionel Messi l’a manqué, il a ensuite ouvert le score… sur une action au départ de laquelle les Autrichiens dénoncent une faute oubliée d’Alexis Mac Allister sur Xavier Schlager. « Il m’a complètement fait tomber. Ce but n’aurait pas du être validé », a-t-il protesté auprès des médias autrichiens.
Le Ghana et le Sénégal lésés par l’abitrage?
Autre match avec son lot de polémiques: Angleterre-Ghana. Si les Three Lions ont connu un coup d’arrêt (0-0) après leur large victoire contre la Croatie, incapables de concrétiser leur domination et leurs nombreuses occasions, ils auraient bien pu voir le match tourner en leur défaveur. A la 67e minute, Prince Kwabena Adu, qui arrivait lancé, a été percuté par Jordan Pickford qui a manqué sa sortie en dehors de sa surface. La décision de l’arbitre? Coup franc pour… les Anglais, alors que le gardien n’avait même pas touché le ballon. « Et pourquoi là c’est pas rouge? Parce que c’est l’Angleterre?! », « le Ghana se fait voler », « c’est flagrant, l’arbitrage est différent même avec le VAR », « c’est carton rouge et coup franc tous les jours », s’offusquent les internautes sur les réseaux sociaux.
Une nouvelle fois lancé une dizaine de minutes plus tard, Prince Kwabena Adu a été bousculé par derrière dans la surface de réparation… mais là encore, pas d’intervention du VAR et pas de penalty. Autre moment de flottement: Jude Bellingham, élu homme du match, a été surpris en train de se cacher la bouche avec sa main lors d’un échange avec l’attaquant ghanéen, Jordan Ayew. Or, selon la règle mise en place par la Fifa pour cette Coupe du monde pour endiguer les comportements racistes et/ou injurieux, un joueur qui couvre sa bouche doit être automatiquement exclu, comme ce fut le cas du Paraguayen Miguel Almiron. De quoi poser la question d’un arbitrage à deux vitesses.
D’autres séquences ont également fait parler, notamment lors de Norvège-Sénégal. Battus 3-2, les Three Lions auraient pu (dû?) bénéficier d’un penalty à dix minutes de la fin du match, lorsque Idrissa Gana Gueye a reçu un coup de coude de Moller Wolfe. Une faute très claire selon Archivo VAR. « Le VAR continue d’accumuler les décisions ridicules en Coupe du monde. Wolfe ouvre le bras dans la surface et frappe sans même arriver au ballon au visage de Guèye. C’est un penalty clair », écrit le compte X avec les images de l’action.
Plus tôt dans ce Mondial, deux situations avaient déjà fait polémique lors de Haïti-Ecosse, avec un penalty non-sifflé et un carton rouge non donné. Et d’ici au 19 juillet, d’autres décisions pourraient faire débat…