L’Iran affrontait le Nigeria (1-2) en match amical vendredi à Antalya, en Turquie. Avant le coup d’envoi, chaque joueur de la Team Melli a présenté un cartable durant l’hymne iranien. Pour Téhéran, il s’agissait de rendre hommage à des élèves d’une école primaire de Minab tués le 28 février dans un bombardement imputé aux Etats-Unis.
La guerre au Moyen-Orient s’invite une fois de plus sur un terrain de football. Ce vendredi, l’Iran affrontait le Nigeria en match amical à Antalya, en Turquie (victoire 2-1 des Super Eagles). Avant le coup d’envoi, au moment de l’hymne iranien, chaque joueur de la Team Melli a présenté sur sa poitrine un cartable de jeune écolier violet et rose pour le capitaine.
Une initiative qui avait pour objectif de rendre hommage à des élèves tués dans leur école de Minab le 28 février, premier jour de la guerre opposant les Etats-Unis et Israël au régime iranien. Selon Téhéran, plus de 175 écoliers et enseignants de cet établissement primaire sont morts, victimes d’un bombardement imputé aux Etats-Unis dans un acte « calculé ». D’après le New York Times, le missile a bien été tiré par l’armée américaine, mais après une erreur de ciblage.
Une participation à la Coupe du monde toujours incertaine
Cet hommage intervient alors que la Team Melli n’est toujours certaine de pouvoir disputer le Mondial 2026 pour lequel est elle qualifiée. Le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a affirmé la semaine passée que son pays « boycottait les États-Unis » mais « pas la Coupe du monde ». La sélection iranienne doit affronter la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte en phase de groupes. Des matchs qui sont programmés à Los Angeles et Seattle, avec un camp de base prévu dans l’État d’Arizona.
Avant la sélection masculine, c’est la sélection féminine qui a fait parler d’elle, elle aussi dans une affaire liée à l’hymne iranien lors de la Coupe d’Asie. Sept membres de la délégation féminine iranienne – six joueuses et un membre de l’encadrement – avaient initialement demandé l’asile à l’Australie, après avoir été qualifiées de « traîtresses » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne avant un match, en pleine guerre opposant l’Iran aux Etats-Unis et Israël. Cinq sont revenues sur leur demande d’asile. Seules deux joueuses sont finalement restées sur le sol australien.