Titulaire depuis le début de la compétition, William Saliba ne déçoit pas et réalise un bon tournoi. Il n’a donc aucune raison de ne pas disputer lundi le 8e de finale face à la Belgique. Il était ce jeudi en conférence de presse au stade de Paderborn.
Comment s’est déroulée la journée de mercredi en famille ?
WILLIAM SALIBA. On a bien récupéré. La journée d’hier nous a fait du bien, d’être en famille. On a trois ou quatre jours pour préparer le 8e de finale. On a le temps de le préparer. Les températures montent mais on est bien.
Comment voyez-vous le duel face à la Belgique en 8e de finale ?
On est prêt à gagner. On n’a pas le choix sinon on rentre chez nous. C’est une très bonne équipe, avec de très grands joueurs. On ne va pas les prendre de haut.
Comment voyez-vous Romelu Lukaku que vous aurez dans votre zone ?
Je n’ai jamais joué contre lui. On sait que c’est l’un des meilleurs attaquants du monde. Il faudra être concentrés et il n’y a pas que lui. Il y a du danger autour. On a l’équipe pour défendre contre ce genre de joueurs. Il n’y a pas beaucoup de défenseurs qui apprécient de jouer contre lui. Mais on est contents de jouer contre les meilleurs. Il ne faudra pas se jeter ni trop le coller parce qu’il est costaud. On va essayer de bien le bloquer. J’ai déjà joué contre ce genre d’attaquants.
La frustration gagne-t-elle les remplaçants ?
On est toujours des potes, ça n’a pas changé en huit jours. Tout le monde veut jouer mais ceux qui ne démarrent pas ne perturbent pas le groupe.
« La Belgique est toujours difficile à jouer »
Quel bilan personnel établissez-vous de votre début de compétition ?
C’est pas mal. On n’a encaissé qu’un but (sur pénalty face à la Pologne). Je suis content en tant que défenseur. C’est toute la défense, pas que moi, il y a Mike Maignan qui nous a beaucoup sauvés aussi.
Quelles sont les caractéristiques de la charnière que vous formez avec Dayot Upamecano ?
Cela se passe bien. C’est facile avec un joueur très fort à côté de soi. Il a plus d’expérience que moi en sélection. On a créé quelque chose de bien. On se parle, on essaie de se couvrir, je peux aller à droite, il peut aller à gauche. On couvre le dos.
Quels souvenirs avez-vous de la demi-finale France-Belgique de la Coupe du monde 2018 ?
J’étais à Saint-Étienne. J’ai regardé le match dans ma chambre au centre de formation, c’était un match tendu. L’équipe a été solide défensivement et elle est allée au bout. La Belgique est toujours difficile à jouer.
« Je sais que les attaquants seront au rendez-vous en 8e de finale »
L’inefficacité oblige-t-elle à un surcroît de pression ?
Non. On n’a pas marqué beaucoup (2 buts lors du premier tour) mais cela nous oblige à être encore plus concentrés. C’est plus facile quand on mène au score. Je n’ai pas de pression là-dessus. Je sais que les attaquants seront au rendez-vous en 8e de finale.
Que pensez-vous des déclarations de Wout Faes, qui dit ne pas avoir peur de la France ?
On n’a pas peur de la Belgique et on n’a peur de personne. Tant mieux pour lui s’il n’a pas peur de nous.
Que pensez-vous du duel entre Jérémy Doku et Jules Koundé ?
Doku est l’un des meilleurs dribbleurs d’Europe. Jules sort de trois très grosses performances, j’ai 100 % confiance en Jules. Il a été solide. Et on ne défend jamais tout seul. On est deux contre un.
Qui est le plus malade des deux, la Belgique ou la France ?
On n’est pas malade sinon on ne serait pas en 8e. On doit prouver qu’on mérite d’être là et qu’on peut aller au bout.